Janik Coat

Née à Rennes en 1972, diplômée des Beaux-Arts de Nantes, elle travaille comme graphiste puis se consacre à l’illustration d’albums. Son premier livre « Popov et Samothrace » paraît en 2005 chez MeMo. Depuis, elle a publié près d’une cinquantaine d’albums chez différents éditeurs (Casterman, Hélium, Albin Michel, Sarbacane, Grasset, Les Fourmis rouges ect…). Citons les plus récents : « Hippopposés » (Casterman), « Danse avec Bernie » ( Hélium) et « Baisers polaires » (Albin Michel). Elle illustre parfois les textes d’autres auteurs tels qu’Alex Cousseau (« Olive § Léandre » 2018, « Slip » Les Fourmis rouges, 2021), Alice de Nussy (« La Malédiction des flamants roses » Grasset, 2021) ; Anne Cortey (« Les petits mots d’Amos », Grasset, 2018) etc…Ses dessins et peintures font l’objet de quelques expositions et elle voyage volontiers à la rencontre d’enfants et de professionnels du livre et de l’enfance, en France et à l’étranger.

Danse avec Bernie l’ours ! Tape dans tes mains, trémousse -toi sur les maracas de Bernie ! C’est la fête! (« Danse avec Bernie », Hélium, 2020)

 

Quelques titres pour découvrir son univers

Baisers polaires (Albin Michel, 2020)

Une vie et une histoire d’amour sur la banquise. De la solitude à l’amour en passant par la séparation et les retrouvailles de Clotaire et Nine...

Hippoposés (Casterman, 2020)

Popov, l'hippopotame carré, devient petit ou grand, opaque ou transparent, et même absent !

Danse avec Bernie (Hélium, 2020)

Ce livre géant (35cmx51 !) est un album d'éveil où avec l'ours Bernie et le lutin bleu, les petits apprennent à glisser, à descendre, à écouter, à se reposer... et surtout à danser !

ABC Zoo (Casterman, 2020)

L'âne Antonin est tout seul. Puis arrive Barbara la baleine, puis Cyprien le chien. Zadig le zèbre qui arrive bon dernier trouvera-t-il une place ?

Le voyage de Romi (Sarbacane, 2019)

De Vladivostok à Qaqortok, de Plougoulm à Honolulu, en avion, à la nage, en train ou en surf, Romi, le rhinocéros fluo reste toujours digne…

Interview de Janik Coat par Régis Lejonc

Régis Lejonc : Pourquoi as-tu choisi à un certain moment de ton chemin artistique, de faire des livres pour les enfants, et plus précisément pour les petits ?

Janik Coat : Je n’ai pas le sentiment d’avoir choisi ! J’ai plutôt la sensation que le dessin que je pratique depuis petite m’a amené, vers la trentaine, à dessiner des formes rondes, donc enfantines, épurées ; très éloignées des croquis filiformes « à la Giacometti » dont je remplissais mes carnets bien avant. Ces formes parlent aux touts petits. Mais je pense que certains de mes albums parlent et touchent un public d’adultes également. Et c’est ce que je souhaite.

Régis Lejonc : Ton travail sur les formes et le graphisme renvoie au design. Quelle est la place du design dans ta vie ? Y a-t-il des artistes qui t’ont inspirée ?

Janik Coat : Je ne suis pas une férue de design mais je suis très sensible à la forme, à l’ergonomie et au bien-être qu’un objet peut apporter dans le quotidien. Je suis inspirée par beaucoup d’artistes, certains consciemment, d’autres inconsciemment bien sûr… Mais la première inspiration qui me vient en tête est l’Art égyptien quand j’étais toute jeune. Je suis toujours fascinée. L’élégance de la ligne reconnaissable entre toutes ! J’ai dessiné Popov, mon hippopotame rouge, ma mascotte en quelque sorte après mon séjour au Caire en 2002. Le graphisme japonais des années 70 m’a aussi donné très envie de dessiner. Je suis sensible au design scandinave également.

Régis Lejonc : Avec l’avènement de l’image numérique, ton travail s’est imposé avec une signature graphique très reconnaissable. Je sais que tu cherches à t’en éloigner maintenant. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

Janik Coat : L’outil numérique est merveilleux car il permet d’aller plus vite et plus loin. Mais il y a une « dématérialisation » du dessin qui commençait à me gêner. Je suis attachée à la dimension charnelle du papier et de la peinture. Voir et tenir un dessin original dans les mains reste un plaisir très fort ; peut-être même encore plus fort aujourd’hui… J’ai découvert la technique du pochoir pour retransposer mes dessins retravaillés à l’ordinateur en peinture. Cela correspond aussi à mon envie d’exposer et de sortir du format du livre. Mes formes s’adaptent bien aux très grands formats.
D’une manière générale, j’explore tout en suivant le fil que je déroule depuis des années.

Extrait de : « Du berger à la bergère : de Janik Coat à Régis Lejonc » 12/07/2017 par La mare aux mots.
Pour lire tout l’article : https://lamareauxmots.com/du-berger-a-la-bergere-de-janik-coat-a-regis-lejonc/

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