Stéphane Nicolet

Né en 1973 à Dijon, il travaille quelque temps dans une chocolaterie. En 1998, il rencontre à Marseille l'auteur jeunesse Jean-Luc Luciani pour qui il fait ses premiers dessins. Il a publié de nombreux livres depuis 2003, chez Nathan , La poule qui pond, Les p'tits bérets ou Casterman. Parmi ses denières parutions : « Je ne suis pas un cochon » dEtienne Archambault (La poule qui pond, 2020), « Mon chien est une princesse » de Sandra le Guen (Casterman, 2020), « 226 bébés » de Flore Vesco (Didier jeunesse, 2019) ou « Le cerf-volant de Toshiro » de Ghislaine Roman (Nathan, 2018),

Apprendre avec Mémé à faire ses fameuses recettes (rougail-morteau ou fondue juraco-catalane) pendant les vacances, c’est la fête des saveurs et de la gourmandise ! (« Comme chez Mémé : l’été où j’ai appris la cuisine. Les P’tits bérets, 2018).

Quelques titres pour découvrir son univers

Ma tribu pieds nus T.1 : Adieu béton (Casterman, 2021)

Après un incendie aussi malencontreux qu' involontaire, toute la famille Papaoïannou quitte son quartier HLM pour aller chez Pépé, à la campagne ...

Ce matin-là de Véronique Massenot (Nathan, 2021)

Ce jour-là, dans un joli village quelque part dans la brousse, le soleil ne se lève pas. Et donc le coq ne chante pas, Mme Ravitoto ne se réveille pas et tout va de travers

Je ne suis pas un cochon d'Etienne Archambault (La poule qui pond, 2020)

Moi- moi le caneton parle beaucoup trop et nécoute aps ce qu'on lui dit. Arrive ce qui devait arriver !

Mon chien est une princesse ill. Stéphane Nicolet (Casterman, 2020)

Quand Albert annonce à ses copains que son énorme chienne toute plissée et baveuse est une princesse et concourt pour un titre de reine, ils ont bien du mal à le croire.

226 bébés de Flore Vesco (Didier jeunesse, 2019)

226 bébés lâchés par des cigognes tombent dans la maison de Chrysostome, 76 ans qui s'en va illico de ville en village les fourguer à qui en veut... (sélection DMTL)

Lire, écrire ou dessiner : Interview de Stéphane Nicolet

Muriel Zürcher : Tu préfères lire, écrire ou dessiner ?
Stéphane Nicolet : J’imagine que tu ne me donnes pas le droit de répondre « les trois ! » alors je te dirais « les trois en alternance ! ». Lire un texte d’album, ça me donne envie de dessiner, de trouver des idées et d’ajouter mon grain de sel à l’histoire. Mais dessiner parfois, je trouve ça frustrant, j’ai envie de mettre mes doigts dans l’histoire comme un malotru et ça me donne envie d’écrire. Et enfin, écrire, tu sais bien que c’est souvent douter, et ça, ça me donne envie de lire pour me rassurer, me remplir d’histoires pour réparer la mienne. Ce n’est pas toujours une bonne idée, mais c’est ma technique. En ce moment, ce que je préfère c’est écrire mais je n’y arrive pas trop depuis deux mois… Je ne fais que lire. Peut-être qu’en dessinant un peu ça va revenir.

Muriel Zürcher : Qu’est-ce qui se passe quand tu es en train de créer ? 
Stéphane Nicolet : Je crois que je ne sais pas, tu n’es pas trop déçue ? En tout cas, ça commence toujours pareil : je tourne autour du pot, je ne me mets pas au travail, je fais mille autres activités pas du tout urgentes (peut-être un peu moins que mille) en réfléchissant à ce que je dois faire et je commence à paniquer. Par exemple je pèle une boîte de fèves ou je te téléphone pendant une heure pour me plaindre que je panique parce que je pèle une boîte de fèves au lieu de travailler. Puis, d’un coup, je me mets au travail (je n’ai pas encore compris quel était le déclencheur) et je fais tout d’un coup. Je n’ose pas faire de pause car je sais que je vais recommencer à procrastiner si je m’arrête trop longtemps. C’est comme un tunnel, je ne m’explique pas trop ce qui s’y passe, et je suis assez désagréable si on essaye de m’en sortir

Extrait de : « Du berger à la bergère : de Muriel Zurcher à Stéphane Nicolet» 22/07/2020 par La mare aux mots

Pour lire tout l’article : https://lamareauxmots.com/du-berger-a-la-bergere-de-muriel-zurcher-a-stephane-nicolet/

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