Les expositions en prêt en 2019

A ce jour, nous pouvons vous proposer :

  • Edition 2010 : Traversées.
  • Edition 2011 : Un album peut en cacher un autre.
  • Edition 2012 : Mystères et boule d’albums.
  • Edition 2013 : Les vacances.
  • Edition 2014 :  10 ans, Exercices de style: abécédaires.
  • Edition 2015 : Les albums dont le livre est un héros.
  • Edition 2016 : Voyages extraordinaires dans l’album.
  • Edition 2017 : Ensemble, la vie est belle.
  • Edition 2018 : Ramdam et Opéra : des océans de m!usique
  • Edition 2019 : de Ville en Ville

Conditions:

Panneaux sur bâche, jeu de questions et bibliographie disponibles sur demande : festival@reves-doceans.fr
Transport : aller et retour à la charge de l’exposant, possibilité par voiture particulière.
Participation aux frais de gestion : 75 euros
Valeur d’assurance : 800€

Traversées

Traversées… Ce thème est un prétexte pour explorer la littérature de jeunesse en particulier les albums et les livres illustrés. Parmi tous les possibles qui s’offraient, nous avons choisi de privilégier trois grands thèmes : traverser la vie, traverser la mer et aller de l’autre côté. La déclinaison de chacun montre combien le livre de jeunesse s’empare de tous les sujets, voire les plus difficiles au même titre que la littérature générale.
Parler du passage du temps, de la naissance à la vieillesse, d’une génération à l’autre, évoquer l’ultime traversée vers la mort sont des thèmes universels de la littérature, que l’album, par le talent des auteurs et illustrateurs, permet aux enfants d’aborder, de comprendre, d’apprivoiser. (2 panneaux)
Si traverser la mer peut donner lieu à des croisières amusantes et loufoques, c’est aussi le lieu de naufrages comme celui du Titanic qui a inspiré des livres émouvants. (2 panneaux).
Ce thème permet aussi de raconter la curiosité d’hommes qui n’ont eu de cesse de traverser la mer pour connaître de nouveaux horizons, le malheur d’autres hommes pour qui cette traversée est le symbole de l’exil. (2 panneaux)
Traverser, aller de l’autre côté c’est aussi surmonter une épreuve, ce que symbolisent la forêt ou le pont dans les contes. C’est aussi découvrir d’autres mondes, certains très proches en regardant de l’autre côté des carreaux par exemple et d’autres imaginaires en passant par un terrier comme Alice… (3 panneaux)
Ce faisant, nous nous promenons dans des univers de créateurs, de Claude Ponti à Maurice Sendak en passant par Béatrice Poncelet. Nous découvrons des techniques d’illustrations : les aquarelles de George Lemoine, les tentures béninoises de William Wilson, les dessins au stylo bille de Marei Schweizer….Nous avons envie de lire les textes de Michaël Morpugo ou d’Azouz Begag, de relire Alice aux pays des merveilles illustré par Alain Gauthier ou Nicole Claveloux.

Fiche technique :

Composition : 10 panneaux sur bâche 80 cm x 60 cm.
Emplacement : 12 mètres linéaires.

Un album peut en cacher un autre

Hommages, clins d’œil et allusions

Cette exposition présente des albums qui font référence à d’autres titres souvent très connus de la littérature jeunesse. Clins d’œil et allusions à des contes se trouvent en filigrane dans « Frisson de fille » ou « Patron et employé », les personnages de contes différents font la fête ensemble, le Chaperon rouge arrive en star (4 panneaux). D’Alice à Zorro, en passant par Gulliver, le petit Prince ou le Maximonstre, une galerie de personnages classiques est à découvrir, cachés dans des titres d’auteurs contemporains (4 panneaux). Des hommages à des aînés devenus des incontournables des bibliothèques d’enfants, démontrent, s’il en est besoin, l’inventivité littéraire et graphique de ces artistes (3 panneaux). Tout finit par des chansons comme le montre le dernier panneau.

Fiche technique :

Composition : 13 panneaux sur bâche 120 cm x 40 cm.
Emplacement : 12 mètres linéaires.

Mystère et boule d’albums

Enigmes, mystères et enquêtes dans l’album de fiction
Du mystère, il y en a plein les romans : roman d’aventures, roman policier, thriller… Dans l’album, par contre, on ne parle pas de genre, on ne classe pas les albums en albums d’aventure, albums policiers. Et pourtant le mystère est bien là. Cette exposition « Mystère et boule d’albums » propose en treize panneaux, trois volets et soixante titres une promenade de mystère en mystère, pour les petits et pour les plus grands.
1. Le questionnement, la recherche de réponses est une constante chez les enfants. Comment l’album s’est-il emparé de cette demande ? 3 pistes privilégiées pour développer la perspicacité, le sens de l’observation et la curiosité, toutes qualités utiles au détective ! (3 panneaux).
2. La résolution d’énigmes est un des grands ressorts de l’album. Un des moyens de retrouver ce qu’on cherche est de suivre des traces, en particulier pour la recherche des doudous perdus, grand classique. La plus grande énigme à tenter de résoudre reste celle du père Noël. (3 panneaux).
3. L’album d’enquête : typologie des détectives, zoom sur John Chatterton, les moments clés de l’enquête, le musée lieu privilégié du mystère, livres-jeu (5 panneaux)
4. Conclusion en forme de clin d’œil (1 panneau)
C’est aussi l’occasion de mettre en évidence la créativité et l’invention des auteurs et illustrateurs d’albums et de se rendre à l’évidence : lire est une activité mystérieuse.

Fiche technique :

Composition : 13 panneaux sur bâche 120 cm x 40 cm.
Emplacement : 12 mètres linéaires.

Albums de vacances

 Les vacances, voilà un moment important dans la vie des enfants !
Pendant les vacances, on pique nique, on va à la plage, on invente des jeux avec les amis. C’est aussi souvent le premier un temps de séparation d’avec les parents, qu’on aille en vacances en «colo » ou chez lez grands-parents. C’est donc aussi l’occasion de mieux connaître sa famille, oncle, tante ou grand-père un peu effrayant. Tout cela se trouve dans les albums qui évoquent aussi les vacances d’avant, celles du front populaire par exemple, mais aussi les souvenirs un peu nostalgiques des auteurs qui ont grandi… Dans les maisons vides pendant l’été ou après les vacances, que se passe-t-il ? Les meilleures choses ayant une fin, les vacances se terminent et il faut, à regret, penser à la rentrée …

Fiche technique :

Composition : 13 panneaux sur bâche 120 cm x 40 cm.
Emplacement : 12 mètres linéaires.

Exercices de style : abécédaires

Avec les mêmes 26 lettres dans le même ordre -de A à Z-, les auteurs-illustrateurs nous proposent des albums différents et inventifs. Ils
déploient des trésors de créativité et d’ingéniosité pour mettre en valeur ces signes avec lesquels on écrit toute la littérature… Les imagiers déclinent bien sûr les animaux (le zèbre est grand vainqueur)
mais aussi le corps, l’art urbain ou l’amour. Ils proposent une image
par lettre ou bien des accumulations de représentations. D’autres en
profitent pour nous raconter des histoires , d’autres encore en font des
objets de recherche graphique étonnants.
A croire que de la contrainte naît la créativité.

Fiche technique :

Composition : 12 panneaux sur bâche 120 cm x 40 cm.
Emplacement : 11 mètres linéaires.

Les albums dont le livre est un héros

Quelle meilleure rencontre pourrions-nous faire en lisant des albums que celle avec des livres? C’est ainsi que, au fil de 12 panneaux et de 61 albums, cette exposition vous propose de rencontrer le livre en train de se faire par les créateurs eux mêmes, des histoires d’écriture, les meilleurs endroits pour lire… et même des ours lecteurs ! Vous rencontrerez les livres dans les livres, les livres qui donnent toutes les sortes de livres qu’on peut lire, et toutes les bonnes raisons de lire, en s’amusant , en rêvant, en apprenant, en grandissant… Bref, le livre dans tous ses états!

 

Fiche technique :

Composition : 12 panneaux sur bâche  120 cm x 40 cm.
Emplacement : 10 mètres linéaires.

Voyages extraordinaires dans l’album

Envie de partir comme Les trois sardines* ? N’hésitez pas ! Sur les pas de Jules Verne, faites le tour du monde avec Ronan Badel, explorez les fonds sous-marins avec Le capitaine Ours blanc*, visitez L’île du monstril* et d’Un bond de géant*, sautez dans la lune. Auparavant, vous aurez rêvé en lisant L’atlas des géographes d’Orbae*, vous aurez eu Des fourmis dans les jambes*et vous aurez étudié les Cartes* d’Aleksandra Mizielinska. Après avoir pris Le Taxi brousse de papa Diop* et Le train jaune*, envoyé des Lettres des Isles Girafines*, vous reviendrez chez vous auréolé des aventures comme Un grand voyageur*.

Fiche technique :

Composition : 14 panneaux sur bâche 120 cm x 40 cm.
Emplacement : 10 mètres linéaires.

Tous ensemble, tous ensemble !

Etre ensemble, quoi de mieux ? Les relations à deux ou à plusieurs sont la source de nombreuses histoires que racontent les albums de jeunesse.
A deux, c’est mieux ! Le doudou qui console est le premier ami (même la directrice en a un !), puis vient l’ami imaginaire, souvent un animal, ours blanc sous la couverture ou éléphant à New-York. On grandit, et on a un vrai ami pour qui on accomplit de grandes choses même si on est un ami paresseux. A l’intérieur du grand ensemble qu’est la famille, existent des petits ensembles, (les frères, les sœurs, grand- père ou grand-mère avec les petits enfants..) remplis de tendresse et où se transmettent les histoires familiales inscrites dans la plus grande histoire. Pour être ensemble, il faut accepter la différence, celle du pompier de Lilliputia ou de la famille Totem, différence illustrée par un rond au milieu des carrés ou les mélanges de couleurs de Petit bleu et Petit jaune. Etre ensemble, c’est aider ses amis comme Lulu avec son panier. C’est réunir pour faire un bon repas le contenu de frigos vides, sauver un dauphin au pied de la dune du Pyla…C’est résister ensemble à l’oppression comme Naya ou les joueurs du Grand match. Et c’est aussi s’émerveiller ensemble comme le petit Gus avec ses copains devant le feu d’artifice, applaudir le fantôme de Carmen ou les Bacon brothers.

Ramdam et Opéra : des Océans de musique

Cette année 2018, on fait du bruit au festival ! du ramdam, du barouf, du boucan, du raffut ! Vraoum, Tut-tut… attention ! Les onomatopées sortent des abécédaires. Miaou, ouah, ouah ! Le chat le plus bête du monde, poursuivi par Milou, passe à toute allure. Dans le calme revenu, on entend le clapotis de vagues et le sifflement des haubans sur le port. Pas pour longtemps !

Arrive le petit joueur de flûte de Hamelin, suivi par les musiciens de la Nouvelle-Brême, puis par les deux grenouilles à grande bouche qui coassent à tue-tête accompagnées au violon par les sœurs Ramdam, dont les fausses notes se mêlent à la fanfare emmenée par Paco.

 

De Ville en Vile

Attention ! Si vous êtes sceptique, forte tête, libre-penseur, si vous vous revendiquez pragmatique, réaliste, les pieds sur terre, vous allez avoir du mal à croire ce qui vous allez lire. Et pourtant… J’y étais, je l’ai vécu, donc vous pouvez me croire. Je n’en ai pas fait part à l‘époque en 2019, pas plus que ne l’ont fait tous ceux qui étaient là en même temps que moi pour vivre ce moment incroyable. Parce que c’était incroyable.

Samedi matin avant l’ouverture du festival sur la rive droite. Petit crachin, brume, horizon bouché, marée haute. Peu de monde sur le quai, calme plat, on entend les mouettes. Tout d’un coup, un rayon de soleil flamboyant déchire la brume et là… plus de barnums, plus de Coopérative maritime, plus de maisons entourées de jardins plein d’hortensias, plus de bateaux de pêche. Mais des immeubles, des rues, des parkings, des feux de circulation, des stops, des magasins….Plus de sentier côtier, mais un boulevard avec lampadaires et piste de rollers. Sur la mer, des paquebots de croisière, au loin, là où était Groix, des gratte-ciel… Les vitres étincellent au soleil, rien ne bouge jusqu’à ce que brusquement tout s’anime.

Yves-Marie Clément abasourdi regarde autour de lui en s‘écriant : « Quelque chose a changé ! » Louis Alloing armé de jumelles regarde de l’autre côté de l’eau et s’exclame : « C’est New-York, incroyable ! Mais si, je vous assure, je viens de voir Marion Duval sortir d’un taxi jaune ! » Vincent Godeau sort de sa poche une grosse loupe rouge, regarde à travers ces étranges bâtiments. Il voit Hervé Pinel et Christine Schneider aider Pistache à emménager dans son nouvel appartement. Didier Cornille s’étonne devant un gratte-ciel : « Incroyable ! Exactement le même que celui construit par Mies van der Rohe à Chicago » alors que Nathalie Janer non loin renchérit : «  Je n’en crois pas mes yeux, c’est la frise que j’ai dessinée pour l’animation de cet après –midi !!! ». Si Marine Rivoal s’extasie devant les jardinières de petit pois sur les balcons, Coline Pierré jette des coups d’œil méfiants aux passants autour d’elle en murmurant « Ogres ou pas ogres ? Méfiance quand même…. ». Charles Dutertre demande perplexe  à Jean-Luc Fromental: « Mais dans ma ville, que se passe-t-il ? » et s’entend répondre « Oups ! Des embouteillages, bien sûr ! ». C’est alors qu’on entend un cri poussé par Barroux : «  Bigre ! Un tigre ! A l’école ! » Pakita bondit : « quelle école ? Pas celle d’Agathe ? » Au même moment, Julien Baer dévale depuis le haut de la rive gauche en prévenant : « Attention, le loup descend de Beg ar Compaz ! Il court vers la piscine, il veut manger tout le monde, attention, attention ! » C’est la panique, chacun court de tous côtés. Hélène Rajcak s’écrie « Au moins, pas de panthera tigris, ouf ! ». Bruno Pilorget cherche partout Kéti des terres rouges, Caroline Fontaine-Riquier Monette. Lucie Durbiano appelle : « A moi, les Super Super ! Arrêtez le loup ! » A ce moment, on entend au loin un air de musique. Laurent Moreau demande « A quoi penses-tu ? » à Maria Diaz qui s’est immobilisée la main levée : « Ecoute, les notes enchantées d’un joueur de luth… »

Les notes se rapprochent, un épais nuage cache le soleil, tout se fige. Quand le soleil revient, tout est redevenu comme avant. Le sentier côtier, les bateaux de pêche, les barnums, tout est remis en place et chacun vaque à ses occupations comme si rien ne s’était passé. D’ailleurs que s’est-il passé ? Un rêve, une faille dans l’espace-temps, une hallucination collective ? Je ne pourrais vous le dire. Je sais, vous ne me croyez pas et pourtant, je vous le dis, j’y étais !

(Extrait des Mémoires inventés du festival, anonyme, Doëlan, 2035)